Presse – Ikigai

 

Je suis la femme du soleil
La belle Sakura
Quand ma sève se réveille
J’éclaire mon aura
Je suis la fille du soleil
La belle Sakura
Quand le printemps se réveille
J’éclaire mon aura

S.am

Paroles et Musique Sarah Amsellem. Extrait du cinq titres « Ikigaï » 2022

La vidéo a été réalisée par Sarah Amsellem et Marie Destouet. Les photos sont de Lucie Ngo, la conception de la pochette de MT Images (Muriel Thibault et Caroline Diard).

Sarah Amsellem s’est choisi une nouvelle identité personnelle et musicale épurée pour composer cet album, Ikigaï, mot japonais qui signifie à la fois Joie de vivre et raison d’être.

Il accompagne un tournant de la vie de Sarah qui s’est formée en massage bien-être Thaï, dans une recherche de spiritualité et d’harmonie, « le chemin du cœur vers la guérison » qu’elle souhaite communiquer.

Cinq titres où la musique prend le pas sur les paroles, poétiques et sonres, parfois  synthétisées en  quelques mots comme un haïku. C’est une musique expérimentale, spirituelle, qui utilise le chant, le rythme, l’harmonie et des instruments méditatifs comme les carillons, flûtes, tambours, kalimba, bols de cristal. Ce sont des méditations musicales. Elle y célèbre la liberté de l’âme (Soul« Le magma se danse sur les lèvres » et sa renaissance (Reboot) « I’m the loving element mothering the hearts » (Je suis l’élément d’amour maternisant les cœurs »). Sanili, ses carillons et instruments cristallins semble écrit dans une langue imaginaire qui combine des sons issus de plusieurs langues, enfin Lemniscate*, très battante, évoque une danse chamanique entre la femme et l’animal sauvage : « Quand la grande ourse danse avec la louve / Nul ne peut troubler le sens de la nuit« . 

« Oscillant entre animalité brute et douceur, Ikigaï célèbre dans une danse joyeuse la puissance de l’énergie féminine liée à l’Esprit guérisseur. »
C’est une musique apaisante, qui fait rêver, et sur laquelle on a envie de se laisser porter. L’album et son beau livret, distribué par Kuroneko, sont à commander sur bandcamp. On peut suivre Sarah sur son site

* Courbe plane doublement symétrique en forme de 8, symbole de l’infini, et qui donne une impression de perfection

©Catherine Laugier le 9 juillet 2022.

A la recherche de son « Ikigaï » (joie de vivre, raison d’être en japonais), Sarah Amsellem est devenu S.am, et alors qu’il s’est agi de donner une suite musicale à cette nouvelle identité (« Rebirth » chante-t-elle à dessein), S.am s’est focalisée sur son instrument le plus personnel, et peut-être le plus beau : sa voix.
Ainsi, c’est la tendance de fond, expérimentale et psychédélique, qui a toujours animé sa musique (cf. « L’âme innocente » ; « Le Brasier ») qui s’invite très largement à la table pour un résultat très vocal et fort éloigné de tout ce que Sarah avait proposé jusqu’ici.
Pour être tout à fait honnête, la réaction première à la découverte de cette nouvelle proposition musicale, folk et chamanique, est d’avoir été désarçonné, quelque peu désemparé, tant l’artiste s’éloigne ici du format chanson, pop, trip hop, qui constituait sa marque. Pourtant, les points de concordances existent et sont même nombreux.
Si l’on note l’absence totale de piano (suffisamment rare pour être souligné), l’EP s’enlumine de quelques sublimes lignes de ukulélé. De même, il n’est pas déraisonnable d’entendre dans les magnifiques harmonies vocales de « Reboot » un lointain cousinage avec les Beach Boys, soulignant l’ancrage pop de sa musique, ou de retrouver dans cette pulsation qui fait vibrer ce nouvel EP le même écho que celui qui animais jadis « Je me nomme poète » ou sa chanson « Sésame » sur le vinyle du même nom.
Le fait est que nous sommes ici en présence d’un disque rare, dans le mesure où il se situe à l’écart des modes et des tendances actuelles. Un disque qui exige du temps, de l’attention et une écoute répétée. Un disque qui appelle également une forme d’abandon de la part de l’auditeur.
Il faut savoir s’abandonner à la musique de S.am, à ses harmonies, ses percussions délicates et dégagées des contingences terrestres (« Sanili », absolument sublime, la coda hypnotique de « Lemniscate ») et à ses harmonies vocales éthérées qui se prolongent à l’infini.
Accéder à la beauté est à ce prix. Seule musicienne invitée, la violoniste Marie Lesnik (une de ses sœurs de l’aventure Pagan Poetry) ajoute une touche baroque, voire stridente, à « Soul », entraînant la chanson dans un long tunnel, une spirale hypnotique enivrante et bouleversante.
Enfin, la très personnelle « Sakura » ponctue le cd en prolongeant l’exploration de la thématique féminine, entamée avec l’album « Muses » consacré aux poétesses, une cause dont l’artiste s’empare avec bienveillance et qui constitue une des lignes de forces de son parcours musical.
Au-delà d’un simple disque, un voyage, une expérience, dont l’écoute est plus que recommandée.

©My Head Is A Jukebox, le 29 juin 2022

 

Avec « Ikigaï » l’artiste S.am – Sarah Amsellem – opère une mutation dans une douce continuité. Si l’on reconnaît immédiatement son folk profond empreint de poésie, la musique prend là une dimension spirituelle, quasi chamanique.

Dans la tradition chamanique japonaise – Ikigaï pouvant se traduire par « raison d’être » en japonais – les femmes occupent une place importante. Guérisseuses et psychologues populaires, elles sont réputées avoir traversé de nombreuses épreuves, leur permettant d’être réceptives et sensibles aux souffrances humaines.

S.am semble, après Muses, poursuivre ainsi son exploration d’une mystique attachée à la condition féminine. Après avoir voyagé au gré de ses influences littéraires et éclairé l’oeuvre de poétesses, elle se penche ici sur « l’âme du féminin sacré », en transformant voix et instruments en véritables soins.

Au-delà de sa spiritualité évidente et irradiante, le disque est tout simplement beau et habité. Particulièrement apaisant, il déroule des titres aux allures de voyages intérieurs. En se soignant, S.am offre à ceux qui se pencheront sur « Ikigaï » une somptueuse pose, dans une course parfois vide de sens. Et l’occasion, qui sait, de retrouver le chemin d’une certaine sérénité, au fil de chansons plongeant le folk dans une pensée extrême-orientale.

« Ikigaï » peut être pré-commandé ici.

©Yan , le 17 mai 2022

Pour tous les amoureux de la musique sur support physique (il doit bien en rester quelques-uns, dites-oui svp, je me sentirais moins seul !) : Il nous semble important de signaler, qu’outre le fait d’aider S.am (Sarah Amsellem), cette merveilleuse artiste, à fabriquer son nouvel EP, certaines contreparties donnent une occasion unique de s’offrir, en CD, les sublimes albums « Muses, les Filles de la Mémoire » (sorti uniquement en digital à l’époque) et « Hidden Echoes » (uniquement disponible en digital sur le bandcamp de l’artiste). Collectors assurés ! Voilà tout est dit et à votre bon cœur !

Pour accéder à la campagne de crowdfunding cliquez ici

©My Head Is A Jukebox, le 4 mai 2022